Que ce soit
dans la grande salle d'accueil à côté des barriques
ou dans le restaurant plus intime près de la grande cheminée,
cette table ne s'écarte guère de la tradition cidrerie établie
chez les voisins de Guipùzcoa.
L'omelette
à la morue met le palais en éveil et la "chuleta"
côte de boeuf grillée, persillée (grasse) à
souhait, crépite sur la grillade en attendant d'être introduite
à table avec tous les honneurs dus à son rang. Depuis
peu elle s'accommode aussi du cochon de lait judicieusement mariné,
qu'elle rôtit.
Alors rassasié
de l'abondant cidre coulant à profusion, on pourra fort bien lui
associer les vins de la région venus s'ajouter à une carte
paradoxalement riche et d'une grande sobriété.
LES PRODUCTIONS
MAISON :
Quarante
tonnes de pommes, 35 000 litres de jus, voilà ce qu'il faut
pour entretenir l'établissement où, des barriques, les grands
jours, coule à flots le précieux nectar. Si la majeur partie
se transforme l'espace de quelques semaines en cidre, le jus de pomme
et le vinaigre font aussi partie du catalogue.
Sur les étagères
du vaste espace central, l'eskaratze, s'alignent les autres délices
maison issus de l'élevage de canards et conditionnés sur
place : foies gras, confits, magrets, pâtés, rillettes.
Mais dans tel cadre, on se sent si bien que tout incite à prolonger
le séjour. Une annexe dans la nature verdoyante propose des chambres
tout confort d'un harmonieux cachet et d'un calme apaisant (de 33 à
37 Euros).
Quelques
tintements de cloches de brebis, le bruit du vent dans les branches des
pommiers en tout et pour tout... Et le silence de ce pays de Cize, à
une lieue à peine de la capitale de Basse Navarre, Saint-Jean-Pied-de-Port.
Quand le repos, le cadre et la table sont là, que souhaiter de
plus ?